Logo_FdJ_coul.jpg

Pour tout savoir sur les films aux titres débiles, rigolos, étranges, abscons ou nanardesques:


LE FILM DU JOUR

Merci de votre visite !

Il y a actuellement   3  personne(s) sur ce blog 

Catégories

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

  • Flux RSS des articles
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 18:00

Kaneto_Shindo.jpg
KANETO SHINDO (1912-2012)


Le cinéaste japonais Kaneto Shindo, qui avait fêté ses 100 ans en avril dernier, est décédé le 29 mai 2012. Auteur d’une quarantaine de longs métrages, Kaneto Shindo était surtout connu pour L’île nue (1960), un film qui reste à ce jour une sorte d’OVNI cinématographique. Sonore, mais non parlante, l’œuvre s’attache à la vie d’une pauvre famille d’agriculteurs vivant sur une île dénuée de sources d’eau potable et obligée tous les jours de se rendre sur le continent en quête du précieux liquide.

 

 

 

Scénariste de Yoshimura, Mizoguchi et Ichikawa, Kaneto Shindo avait fondé en 1950 sa propre compagnie avant de connaître un premier succès international avec Les enfants d’Hiroshima (1952), qui traite des conséquences du bombardement atomique sur la ville où le réalisateur naquit en 1912. Après plusieurs films abordant des sujets sociaux sur une veine néoréaliste, Kaneto Shindo rencontra à nouveau la reconnaissance internationale avec L'Ile nue, grand prix du festival de Moscou en 1961.

Par la suite, le cinéaste s'engagea sur une voie plus commerciale en signant des films à connotation fantastique ou sexuelle. Œuvre érotico-horrifique, Onibaba (a.k.a La femme diabolique, a.k.a. Les tueuses) (1964) se concentre ainsi sur deux paysannes du XVème siècle (une mère et sa bru) chassées de leur village par la guerre et réfugiées dans un marécage où elles assassinent et dépouillent les soldats égarés. Jusqu’au jour où apparaît un ami du fils annoncé comme mort…  

 

 

 

Au cours des années 1980, Kaneto Shindo reviendra sur le thème d'Hiroshima avec plusieurs films et documentaires. Et il signera encore en 1994 Le testament du soir, portrait de trois femmes âgées dont l’une est interprétée par l’actrice Nobuko Ottawa, épouse du réalisateur et déjà aux génériques de L’île nue, d’Onibaba et de Kuroneko (1968), autre oeuvre fantastique remarquable. Décédée en 1994, Nobuko Ottawa avait reçu à titre posthume la récompense de la meilleure actrice dans un second rôle aux "Awards of the Japanese Academy", l'équivalent nippon des Oscar américains.

Par clapsdefin - Publié dans : Réalisateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 23:15

Monique_Melinand-copie-1.jpg


Monique Mélinand dans Le sang à la tête (Grangier, 1956)



MONIQUE MÉLINAND (1916-2012)


La comédienne française Monique Mélinand, qui fut la compagne de Louis Jouvet jusqu’à la mort du grand acteur en 1951, s’est éteinte le 16 mai 2012 à l’âge de 96 ans.


C’est à l’âge de vingt ans que Monique Mélinand avait poussé la porte du Théâtre de l'Athénée où officiait Louis Jouvet. Retenue après une audition convaincante, elle entama une très longue carrière théâtrale, dont quatorze années passées auprès du « patron », et ne quitta la scène qu’à la toute fin des années 1990.

Pour le cinéma, Monique Mélinand tourna dans une soixantaine de films en débutant véritablement dans Entrée des artistes (M. Allégret, 1938) où, élève – justement –  de Jouvet, elle figure à ce titre dans sa classe de théâtre. On la revoit dix ans plus tard auprès de Jouvet dans Entre onze heures et minuit (Decoin, 1948), puis dans Lady Paname (1949), seul film réalisé par le dialoguiste Henri Jeanson. Monique Mélinand décroche un vrai premier rôle en 1952 dans La pocharde de Georges Combret où elle interprète une épouse soi-disant alcoolique et accusée d’empoisonnement. L’actrice joue encore les épouses dans deux adaptations de romans de Simenon : elle est la femme de Jean Gabin dans Le sang à la tête (Grangier, 1956), puis celle de Jean Desailly dans La mort de Belle (Molinaro, 1960).

http://image.toutlecine.com/photos/p/o/c/pocharde-1953-02-g.jpg


Monique Mélinand face à Pierre Brasseur dans La pocharde (Combret, 1952)
(image: toutlecine.com)


Dans les années 60, 70 et 80, Monique Mélinand enchaîne les rôles secondaires, mais on la repère en mère du jeune étudiant amoureux de sa professeur (Annie Girardot) dans Mourir d’aimer (1971) d’André Cayatte, en mère de famille atteinte d’un cancer et en fin de vie dans La gueule ouverte (1973) de Maurice Pialat, et en mère de Catherine Deneuve dans A nous deux (1979) de Claude Lelouch. Les années 90 sont essentiellement marquées par sa rencontre avec Raul Ruiz qui la dirige dans quatre films : Trois vies et une seule mort (1995), Généalogie d'un crime (1996), Le temps retrouvé (1998) et Les âmes fortes (2000). Sur grand écran, on a revu Monique Mélinand une dernière fois en religieuse dans Avril (2005) de Gérald Hustache-Mathieu.

Monique Mélinand  fut, de 1952 à 1964, l'épouse du comédien Jean Martinelli, et par la suite, la compagne de l’acteur André Thorent.

 

Source : L'encinematheque (www.encinematheque.fr)

 

Ci-dessous, un extrait de La gueule ouverte (Pialat, 1973) avec Philippe Léotard et Monique Mélinand :

 

 

Par clapsdefin - Publié dans : Actrices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 12:56

Donna_Summer.jpg
DONNA SUMMER (1948-2012)

 

Donna Summer, la grande prêtresse du disco et la seule diva inoxydable de ce genre musical, est décédée le 17 mai 2012 d'un cancer du poumon à l'âge de 63 ans. Propulsée en 1975 au firmament des chanteuses sachant exprimer vocalement  les jouissances de l'amour physique avec le tube interplanétaire "Love to love you baby", Donna Summer, née LaDonna Andrea Gaines le 31 décembre 1948, avait su, en quelques années, enchaîner les succès discographiques sous la houlette de Pete Bellotte et Giorgio Moroder : "I feel love", "I need you", "Could it be magic", "Hot Stuff", "Bad Girls", etc.

 

Si les blogs du Film du jour et de Claps de fin rendent un hommage mérité à Donna Summer, c'est que la belle alla jusqu'à traîner ses guêtres dans un long métrage de cinéma. Un film aujourd'hui oublié par tous, à l'exception notable des nostalgiques vieillissants de boules à facettes, de lumières psychédéliques, de maxi-45 tours et de rythme martelé à la grosse caisse à 120 battements à la minute. Toujours est-il que Dieu merci, c'est vendredi ! est le seul long métrage où le fan enamouré peut admirer la grande prêtresse du disco dans ses oeuvres.  Elle y joue le rôle de Nicole, une jeune femme qui compte bien saisir l'occasion d'un radio-crochet organisé par une boîte de nuit pour devenir une star du disco. Donna Summer y interprète d'ailleurs le tube "Last Dance" qui décrocha l'Oscar 1979 de la meilleure chanson originale !

 

 

 
Par clapsdefin - Publié dans : Actrices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 22:50

Gunther-Kaufmann


Günther Kaufmann dans Whity (1971) de Rainer Werner Fassbinder


GÜNTHER KAUFMANN (1947-2012)


L’acteur allemand Günther Kaufmann, qui fut l’un des interprètes fétiches du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, est décédé d’une crise cardiaque le 10 mai 2012 à l’âge de 64 ans.

Né d’une Allemande et d’un soldat américain, Günther Kaufmann fut découvert en 1970 par le réalisateur du Mariage de Maria Braun. Fassbinder l’engagea pour Les dieux de la peste (1970) en lui offrant le rôle de… Günther. Amant du cinéaste au début des années 70, Günther Kaufman se vit confier des rôles petits ou grands dans une quinzaine de longs métrages du réalisateur allemand décédé en 1982, dont Pourquoi Monsieur R. est-il atteint de folie meurtrière ? (1970), Whity (1971) (l’acteur interprète le rôle-titre de ce western, fils illégitime métis d’un grand propriétaire), Le mariage de Maria Braun (1978), L’année des treize lunes (1978), La troisième génération (1979), Berlin Alexanderplatz (1980), Lola, une femme allemande (1981), Le secret de Veronika Voss (1981) et Querelle (1982). L'acteur interpréta également des chansons ponctuant la bande-originale de certains films de Fassbinder (à l'instar de "So Much Tenderness", à la fin du Soldat américain, 1971, voir ci-dessous).

 

 

Après la mort de Fassbinder, Günther Kaufmann continua sa carrière d’acteur au cinéma et à la télévision, une carrière qui connut un coup d’arrêt en 2002. Cette année-là, l’homme fut convaincu du meurtre de son comptable et condamné à 15 ans de prison. Kaufman fut libéré trois ans plus tard, le crime ayant en fait été commandité par sa troisième épouse (décédée d’un cancer en 2002). L’acteur reprit sa carrière et on le vit encore en 2009 dans le film pour enfants Vic le Viking (Herbig, 2009).   

 

 

 

Par clapsdefin - Publié dans : Acteurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 23:23

Peter_Carsten.jpg


PETER CARSTEN (1928-2012)


Spécialiste des rôles de militaires (et d’officiers nazis ou ex-nazis) et vu notamment aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans Tendre voyou (Jean Becker, 1966) et face à Roger Hanin dans Le tigre sort sans sa mère (Maffei, 1966), l’acteur allemand Peter Carsten est décédé le 20 avril 2012 à l’âge de 83 ans.


Entre 1953 et 1999, Peter Carsten a joué dans plus de 90 films pour le grand écran et écumé les plateaux allemands, italiens, britanniques et yougoslaves. Repéré en soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale dans la trilogie à succès de Paul May 08/15 (1954-1955), l’acteur sera remarqué quelques années plus tard dans Les SS frappent la nuit (Siodmak, 1957) et Chiens, à vous de crever ! (Wisbar, 1958). Peter Carsten enfilera encore l’uniforme dans Les chacals meurent à l’aube (May, 1970), Fabrique d’officiers SS (Wisbar, 1960), Sous dix drapeaux (Coletti, 1961) ou Zeppelin (E. Périer, 1971). Dans Le dernier train du Katanga (Cardiff, 1967) en ex-officier nazi immonde, Peter Carsten participe à une scène inoubliable où, face à Rod Taylor, il tente un usage non conventionnel de la tronçonneuse…

http://images3.cinema.de/imedia/8242/1888242,CAy56Rwu1NrBC7b01Hj51sy_bKkE2K8SKJaTxFPaHy4ukgr0i6X53wH4ohwA3gAOZmSGjIltu8m8+putdBgbSg==.jpg


Peter Carsten (deuxième à partir de la droite) dans 08/15 (1954) de Paul May (image: cinema.de)

 


Dans les années 60, l’acteur participa également à quelques westerns-spaghettis comme Mon nom est Pecos (Lucidi, 1966) ou Miss Dynamite (Sabato, 1971), mais, dans le genre, on retiendra surtout Et le vent apporta la violence (Margheriti, 1969) où il donne la réplique à Klaus Kinski. Au début des années 70, attiré par le nouveau cinéma yougoslave, Peter Carsten s’installa dans les Balkans et se produisit dans plusieurs productions à la gloire des partisans de Tito. L’acteur a terminé ses jours dans une petite bourgade slovène.

 

 

http://img713.imageshack.us/img713/1765/13073959323.jpg


Peter Carsten dans Le dernier train du Katanga (Cardiff, 1967)

Par clapsdefin - Publié dans : Acteurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés